Notes from Argentina
A Noste - Week 131



English Version
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For those wondering why the weekly newsletter suddenly stopped: no worries, it’s just a pause.
During the two months Maysou was closed, I went to the other side of the world to recharge. I’ll be back mid-February.
In the meantime, here’s a page from my travel journal.
And a little hello from the other side of the world to wish you a beautiful new year.
After the adventure part of the trip, the city, the movement, doing things, solving problems, I land in a small, lost place in the Andes.
Calm.
Remote.
A house that reflects its owner.
A life change, and an earthen house built with his own hands.
It sets the tone.
And it makes me trust the place, maybe more than I should.
On the first evening, Sergio tells me:
“You should join us for dinner. You won’t have time to go grocery shopping.”
He was right.
And it suited me perfectly, because I had absolutely no desire to head back out to buy food.
So I say, “OK.”
We start preparing the fire, chopping vegetables.
Then he mentions that his son will be joining us.
He’s already present in the stories being told. I’m looking forward to meeting him.
Then two guys arrive.
They’re coming back from a visit to a bodega.
They bring vermouth.
Cheese.
Charcuterie.
Dinner starts to grow. The sobremesa settles in.
Then the neighbor stops by.
Just to say hello.
He doesn’t leave.
No one asks how many we are.
We don’t count. We add chairs.
The table expands, and the conversation resumes exactly where it left off.
No one takes on the role of host.
No one manages anything.
And at some point, while we’re eating, drinking, and talking, I realize that this feeling is incredibly familiar to me.
Not “Argentina” familiar. Home familiar.
Which is slightly unsettling. And slightly ironic.
I crossed the world alone, on a solo trip to find myself… and I stumbled upon exactly the same thing I had left behind in France.
Community.
Mountains.
Simplicity.
That same thing where no one really hosts, where everyone just makes sure no one is left out.
And I think that’s when I understood.
My body relaxes in the countryside.
Not because of the trees.
But mostly because people stop performing.
I don’t function very well in environments where belonging requires coordination. Where building connection looks like a calendar.
Because it’s not only—but still mostly—in the countryside that you get invited to dinner without knowing how many people will be around the table.
And standing there, under the stars, in the middle of nowhere, sharing food that hadn’t been planned for me… I realized that this is the real luxury.
Not space, silence, or even the surrounding beauty.
But not having to explain why you’re there.
And the almost funny part is that I didn’t discover anything new about myself.
I just traveled very far to confirm a way of life I was already living.
Which is both humbling.
And a rather expensive way to stay consistent.
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Version Française
Pour celles et ceux qui se demandent pourquoi la newsletter hebdomadaire s’est arrêtée d’un coup : pas d’inquiétude, c’est juste une pause.
Pendant les deux mois de fermeture de Maysou, je suis partie me ressourcer à l’autre bout du monde.
Je reprendrai mi-février.
En attendant, voici une page de mon journal de bord.
Et un coucou depuis l’autre bout du monde pour vous souhaiter une belle nouvelle année.
Après la partie aventure du voyage, la ville, le mouvement, le fait de faire des choses et de résoudre des problèmes, j’atterris dans un petit endroit perdu dans les Andes.
Calme.
Éloigné.
Une maison à l’image de son propriétaire.
Un changement de vie, et une maison en terre construite de ses mains.
Ça pose les bases.
Et ça me fait faire confiance au lieu, peut-être plus que je ne le devrais.
Le premier soir, Sergio me dit :
« Tu devrais te joindre à nous pour dîner. Tu n’auras pas le temps d’aller faire des courses. »
Il avait raison.
Et ça m’arrangeait bien, parce que je n’avais absolument aucune envie de repartir faire des courses.
Alors je dis : « OK. »
On commence à préparer le feu, à couper des légumes.
Puis il mentionne que son fils se joint à nous.
Il est déjà dans les histoires racontées. J’ai hâte de le rencontrer.
Puis deux gars arrivent.
Ils reviennent d’une visite de bodega.
Ils apportent du vermouth.
Du fromage.
De la charcuterie.
Le dîner prend de l’ampleur. La sobremesa s’installe.
Puis le voisin passe.
Juste pour dire bonjour.
Il ne repart pas.
Personne ne demande combien on est.
On ne compte pas. On ajoute des chaises.
La table s’agrandit et la conversation reprend exactement là où elle s’était arrêtée.
Personne ne se place en hôte.
Personne ne gère quoi que ce soit.
Et à un moment, pendant qu’on mange, qu’on boit et qu’on parle, je réalise que cette sensation m’est incroyablement familière.
Pas familière « Argentine ». Familière comme la maison.
Ce qui est un peu déstabilisant. Et un peu ironique.
J’ai traversé le monde, seule, en voyage solo pour me trouver… et je suis tombée sur exactement la même chose que ce que j’avais laissé derrière moi en France.
La communauté.
Les montagnes.
La simplicité.
Cette même chose où personne n’accueille vraiment, où chacun veille juste à ce que personne ne soit laissé de côté.
Et je crois que c’est là que j’ai compris.
Mon corps se détend à la campagne.
Pas à cause des arbres.
Mais surtout parce que les gens arrêtent de jouer un rôle.
Je ne fonctionne pas très bien dans les environnements où appartenir demande de la coordination. Là où créer du lien ressemble à un agenda.
Parce que ce n’est pas seulement, mais quand même surtout à la campagne qu’on t’invite à dîner sans savoir combien on sera autour de la table.
Et debout là, sous les étoiles, au milieu de nulle part, à partager une nourriture qui n’avait pas été prévue pour moi… je réalisé que ça, c’est le vrai luxe.
Pas l’espace, le silence ou même la beauté environnante.
Mais le fait de ne pas avoir à expliquer pourquoi tu es là.
Et la partie presque drôle, c’est que je n’ai rien découvert de nouveau sur moi.
J’ai juste voyagé très loin pour confirmer un mode de vie que je vivais déjà.
Ce qui est à la fois humble. Et une manière assez coûteuse de rester cohérente.
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Versión en Español
Para quienes se preguntan por qué el boletín semanal se detuvo de golpe: no se preocupen, es solo una pausa.
Durante los dos meses de cierre de Maysou, me fui al otro lado del mundo para recargar energías. Retomaré a mediados de febrero.
Mientras tanto, aquí va una página de mi diario de viaje.
Y un saludo desde el otro lado del mundo para desearles un muy bonito año nuevo.
Después de la parte de aventura del viaje, la ciudad, el movimiento, hacer cosas y resolver problemas, aterrizo en un pequeño lugar perdido en los Andes.
Calma.
Lejanía.
Una casa a imagen de su dueño.
Un cambio de vida, y una casa de tierra construida con sus propias manos.
Eso sienta las bases.
Y me hace confiar en el lugar, quizá más de lo que debería.
La primera noche, Sergio me dice:
“Deberías unirte a nosotros para cenar. No vas a tener tiempo de ir a hacer las compras”.
Tenía razón.
Y además me venía perfecto, porque no tenía ninguna gana de salir otra vez a comprar.
Así que digo: “OK”.
Empezamos a preparar el fuego, a cortar verduras.
Luego menciona que su hijo se suma a la cena.
Ya está presente en las historias que se cuentan. Tengo ganas de conocerlo.
Después llegan dos chicos.
Vuelven de una visita a una bodega.
Traen vermut.
Queso.
Fiambres.
La cena crece. La sobremesa se instala.
Luego pasa el vecino.
Solo para saludar.
Y no se va.
Nadie pregunta cuántos somos.
No contamos. Agregamos sillas.
La mesa se agranda y la conversación retoma exactamente donde se había quedado.
Nadie asume el rol de anfitrión.
Nadie gestiona nada.
Y en un momento, mientras comemos, bebemos y conversamos, me doy cuenta de que esa sensación me resulta increíblemente familiar.
No familiar “Argentina”. Familiar como el hogar.
Lo cual es un poco desestabilizante. Y un poco irónico.
Crucé el mundo sola, en un viaje en solitario para encontrarme… y me topé con exactamente lo mismo que había dejado atrás en Francia.
La comunidad.
Las montañas.
La simplicidad.
Esa misma sensación en la que nadie recibe realmente, donde cada quien simplemente se asegura de que nadie quede afuera.
Y creo que fue ahí cuando entendí.
Mi cuerpo se relaja en el campo.
No por los árboles.
Sino sobre todo porque la gente deja de actuar un papel.
No funciono muy bien en entornos donde pertenecer requiere coordinación. Donde crear vínculos se parece a una agenda.
Porque no es solo, pero sí sobre todo en el campo, donde te invitan a cenar sin saber cuántos seremos alrededor de la mesa.
Y ahí, de pie bajo las estrellas, en medio de la nada, compartiendo una comida que no había sido pensada para mí… me di cuenta de que eso es el verdadero lujo.
No el espacio, el silencio o incluso la belleza del entorno.
Sino el hecho de no tener que explicar por qué estás ahí.
Y la parte casi graciosa es que no descubrí nada nuevo sobre mí.
Solo viajé muy lejos para confirmar una forma de vida que ya estaba viviendo.
Lo cual es a la vez humilde.
Y una manera bastante costosa de mantenerse coherente.
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